Portfolio Categories Mise en scène
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Voix Off

Les métiers de la voix sont multiples : doublages, livres audio, fictions radio, publicités, documentaire, films d’animation… et souvent peu connus. Pourtant ces voix font partie de nos vies, de nos souvenirs, de nos quotidiens. Être “Voix-off” demande une grande technique et de grandes qualités d’interprétations. Mais depuis l’arrivée de l’intelligence artificielle tout est bouleversé : des voix synthétiques remplacent les voix humaines, prennent la voix de nos idoles ou viennent remplacer nos interlocuteurs dans les entreprises. Quelles sont les conséquences de cette révolution ?

Déroulé du dispositif :
-1ère partie : Introduction à l’IA. Un journaliste spécialisé dans la critique des intelligences artificielles intervient en classe en présentant les risques de celles-ci et en leur montrant des exemples de voix « manipulées » par l’intelligence artificielle
-2ème partie : Représentation du spectacle Voix off en salle de classe.
-3ème partie : Atelier de mise en voix. Pendant cette séance les élèves vont travailler sur la voix et ses techniques, puis vont préparer des textes qui seront ensuite enregistrés.
-4ème partie : Atelier enregistrement : Un ingénieur du son et une comédienne feront travailler la classe autour de rôle sur comment moduler la voix dans le but d’un enregistrement.
-5ème partie : Temps de mix/manipulation voix (hors temps scolaire)
-6ème partie : Temps de restitution (2h) : les intervenants et les élèves écoutent  les enregistrements manipulés avec l’IA et on discute tous ensemble !


Partenaires :

Le dispositif PEPS du Conseil Régional des Hauts-de-France 

 

Exposé

Au cœur de la salle de classe, un jeune homme s’adresse à celles et ceux qui sont à la place qu’il occupait il n’y a pas si longtemps, il va leur raconter son histoire.
Il s’appelle Aurélien, mais cette année-là c’était « sale pédé » qu’il entendait plus que son prénom. Des insultes, une meilleure amie, la vie du collège, la place du troisième rang près de la fenêtre, un coup de coeur, un exposé de physique sur les circuits en dérivation et le monde d’Aurélien a basculé. Un mot qui n’a l’air de rien, une vanne qui se croit drôle, puis une autre, puis une autre… Aujourd’hui, Aurélien tente de mettre des mots qui disent la meute dans laquelle il est si facile de se fondre pour faire rire de quelqu’un, de quelqu’une, de mettre des mots qui disent la fissure souvent invisible qui se creuse, de mettre des mots qui ouvrent d’autres voies. Lucas Vermard s’est suicidé le 7 janvier 2023 à l’âge de 13 ans suite au harcèlement à caractère homophobe qu’il subissait de la part de ses camarades au sein de son collège. Ce spectacle est un hommage à Lucas Vermard.

Extrait de texte  :
« Ce qui est sonore ce sont les rires. Les rires pour rien.
Hyper forts. Des rires qui vous vrillent les tympans.
Alors que ce ne sont pas des rires laids au départ. Non,
les trois connards ont des rires plutôt classes, élégants.
De ces rires communicatifs, vous les connaissez ? Ils se
propagent dans la classe, dans la cour, dans le bus. »


Texte écrit sur une commande du GLOB Théâtre, scène conventionnée d’intérêt national Art et Création de Bordeaux et du Théâtre de Privas, scène conventionnée Art et Territoire.

 

Affiche de la Fille du Volcan

La Fille du Volcan

En 1092, une éruption volcanique majeure a eu lieu à Saint-Pierre en Martinique : l’éruption de la montagne Pelée. En quelques minutes, ce qui était la plus grande ville de Martinique a été détruite. L’éruption n’a pas été de lave, mais de cendre. Une nuée ardente déferle sur la ville, entraînant la combustion de tous ceux qui s’y trouvaient. Trois habitants seulement survivront. Cette catastrophe interroge sur la responsabilité humaine : l’éruption était prévisible et dans une vaste mesure, prévue, mais c’était jour de communion et d’élection. Les notables ont refusé l’évacuation de la ville, ont refusé d’en partir eux-mêmes. Dans La fille du volcan, Téphra Lacombe est au mémorial de la Catastrophe Saint-Pierre. Elle y contemple les vestiges, et lit les noms des défunts sur le mur. Jusqu’à y trouver son prénom et son nom. Si elle s’était appelée, par exemple, Céline Durand, cela ne l’aurait pas surprise plus que ça. Mais, elle s’appelle Téphra. Elle ne pensait pas qu’une autre Téphra avait existé avant elle, et encore moins une Téphra Lacombe.

 

Téphra : Ensemble des produits volcaniques à l’exception des laves. Elle s’était toujours sentie comme « La fille du volcan », il semblerait qu’une de ses ancêtres ait été au cœur de cette catastrophe volcanique. Une enquête sur sa propre histoire commence, enquête qui va rencontrer l’histoire de la Martinique.


PREMIERS COPRODUCTEURS ET SOUTIENS
• Le Mail – Soissons,
• ETC – Caraïbes
• La Manekine – Scène intermédiaire des Hauts-de-France

Les Deuils Clandestins

 

Comment faire le deuil d’une mort qui n’est pas censée nous toucher ?

Yann nage avec acharnement pour garder secrète sa souffrance après la

disparition de celui qui a été son amant.

Coralie et Soheil n’ont pas pu avoir d’enfant. Elle a perdu le blastocyste – le

stade avant l’embryon – qui était leur dernier espoir de devenir parents

ensemble. Comment faire le deuil d’un enfant qui n’a pas existé ?

Bilal pense s’être tout à fait détaché des traditions des Comores d’où sont

originaires ses parents. Comment faire le deuil d’un pays que l’on n’a pas

connu ?

Coralie, Soheil, Yann et Bilal sont sur un voilier. Bilal a décidé de partir avec

son compagnon Yann et leur couple d’amis, Coralie et Soheil. Ils iront ensemble

vers une île pour y faire un grand repas en la mémoire des parents de Bilal,

décédés il y a peu, avant d’avoir pu faire leur Grand Mariage aux Comores.

Coralie est navigatrice, elle tiendra la barre. Yann va nager tous les jours à

la piscine, il pourra à présent le faire en haute mer, Soheil sera heureux de

pouvoir pêcher.

Mais, le vent tombe, l’essence vient à manquer, et le bateau dérive.

Chacun va être ramené à des deuils du passé qui ne sont pas censés les hanter,

voire qui ne sont pas censés les avoir jamais touchés, en tout cas qui ne

rentrent pas dans la catégorie d’un deuil classique.

A leurs côtés, un bidon d’essence, des empreintes de poisson, une langouste

déesse des mers, et un pétale de fleur séché.


 

Yann : Tu imagines si on changeait de couleur en fonction de notre état intérieur ?

Coralie : Par exemple devenir gris quand c’est la tristesse ?

Yann : Oui, ou translucide.

Coralie : Ou alors on changerait d’odeur.

Yann : Plus compliqué en société.

Coralie : Quand j’étais enfant et adolescente, souvent je venais de pleurer longtemps, ou je me

sentais vide, ou fissurée, mais on me disait que j’avais bonne mine.

Yann : Là, tu serais quelle couleur ?

 

Coralie : Là, je dirais que j’ai la joie bleue électrique. Partir en haute-mer ça me rendrait bleue-

électrique. Toi ?

 

Yann : Moi, noir et vert.

Coralie : Grand contraste

Yann : Voilà.


Mona El Yafi


PREMIERS COPRODUCTEURS
Le Vivat, Scène conventionnée d’intérêt national art et création
Le Mail, Scène Culturelle-Ville de Soissons
Théâtre Jean Vilar, -Ville de Saint Quentin (Aisne)
Théâtre de Privas, Scène conventionnée Art et Territoire Centre Ardèche
Théâtre de Suresnes Jean Vilar, Scène conventionnée d’intérêt national
La Manekine, Scène intermédiaire des Hauts-de-France
Maison de Arts et Loisirs de Laon
PREMIERS SOUTIENS
• La Chartreuse – Centre national des écritures du spectacle
• La bibliothèque de théâtre Armand Gatti/Le Pôle-scène conventionnée d’intérêt national
• La Drac Hauts-de-France au titre d’aide à la résidence
PARTENAIRES HABITUELS SOLLICITES PAR LA COMPAGNIE
DRAC – Hauts-de-France, Région Hauts-de-France, Département de l’Oise,
Département de l’Aisne.

Ma Nuit à Beyrouth

 

En 2022, un an après l’explosion du port, un homme se rend à Beyrouth pour y refaire son passeport. Il est Libanais, cela ne devrait être qu’une simple formalité. Mais dans un pays ravagé par les suites de la guerre et une crise économique sans précédent, la simple formalité devient un chemin de croix : une nuit, deux nuits, trois nuits debout dans la nuit noire et les silhouettes balayées par les phares des voitures de la route toute proche.

Alors il danse. Et Aïda, sa compatriote et amie, raconte.


 

AÏDA, au public : Entre les murs de bétons entourés de barbelés et les voitures qui filent vite sur la route qui monte vers la montagne, ils sont 150 ou 200, ou peut-être plus.

Et lui, il est, cette fois, bien placé.

Cette-fois, il est dans les trente premiers.

Cette-fois, à lui le ticket.


Mona El Yafi


Une coproduction La Fédération d’Associations du Théâtre Populaire • Le Phare – Centre Chorégraphique National du Havre Normandie • La Scène Europe – la Ville de Saint-Quentin • La Manekine – Scène intermédiaire des Hauts-de-France – Pont-Sainte-Maxence • Le Vivat, scène conventionnée d’Armentières • Centre culturel municipal François Mitterrand à Tergnier • Houdremont – Centre culturel de La Courneuve

 

Avec le soutien de La Mousson d’été – Pont-à-Mousson • Le Théâtre Paris Villette/Le Grand Parquet  • Le Mail – Soissons • Centre André Malraux – Hazebrouck • Le Conseil Régional des Hauts-de-France • Le Conseil Départemental de l’Oise

 

Projet Lauréat de la Fédération des ATP 2024
Texte sélectionné à La Mousson d’été 2024 dans le cadre du projet PLAYGROUND cofinancé par la Commission européenne, pour une traduction et une résidence artistique en Roumanie
Texte sélectionné par le comité Eurodram 2024
Texte en cours d’édition chez Les Bras Nus

Les Crampons – hommage à Justin Fashanu

 

Dans un club de football de Ligue 2, aux portes de la Ligue, des rumeurs circulent sur l’homosexualité de Makaio, joueur doué et très prometteur. Face à la violence des réactions de ses coéquipiers suite à ces rumeurs, Makaio a quitté le club et a disparu. Son frère Kéon, qui joue dans le même club que lui, après avoir largement participé à ces réactions violentes, va commencer à s’inquiéter pour son frère. D’autant qu’un jour leur coach avait craché avec mépris « j’avais besoin de tout sauf d’un putain de Justin ! ».

Convaincu que Justin Bieber et Justin Timberlake n’avaient rien à voir dans l’histoire, Kéon et ses coéquipiers se sont mis à faire des recherches. Ils ont découvert l’histoire de Justin Fashanu : ce footballeur britannique majeur, d’origine nigériane, premier de l’histoire à faire son coming out en activité et ayant payé ce coming out de son suicide en 1998. Suite à cette découverte, tout change pour Keon : le rapprochement entre Justin Fashanu et son frère est aisé.

D’autant que, comme Makaio, Justin partageait sa passion du foot avec son frère cadet, John. D’autant que Justin et John étaient d’origine nigériane et que Makaio et Keon sont d’origine laotienne : aux insultes homophobes se mêlent bien souvent des insultes racistes. Terrifié que Makaio fasse le même choix que Justin, Keon va se mettre à lui parler. Habituellement les deux frères se parlent peu, alors quand les vannes de la parole s’ouvrent, elles s’ouvrent en grand.

Justin Fashanu avait un petit frère qui semble lui avoir davantage mis la tête sous l’eau qu’autre chose. Keon va tenter de convoquer la ligne de flottaison.

 


 

Kéon est seul, il joue avec un ballon.
KÉON : Makaio où es-tu ?

Cela le ramène au jeu qu’il avait avec son frère. Il rejoue le dialogue.
– Je mets mes crampons.
– Tu me les prêteras ?
– Tu rêves petit gars.
Il prend son téléphone et enregistre un vocal à Makaio.
J’crois que j’oublierai jamais ton regard quand tu t’es barré du terrain hier.
Dans ton œil, c’est comme si t’étais passé en mode « off ».
Après y avait plus qu’un vide tout mat. Une lumière à l’envers hyper flippante.


Mona El Yafi


Une coproduction Le Théâtre Jean Vilar et la Ville de Saint-Quentin • La Manekine – Scène intermédiaire des Hauts-de-France et la Communauté de Communes d’Oise et d’Halatte • Le Théâtre du Nord – CDN Lille Tourcoing • Le Vivat – Scène conventionnée d’Armentières • Le Safran – Scène conventionnée d’Amiens • La Croisée, Rencontres professionnelles des Hauts-de-France • L’Université Picardie Jules Verne – Amiens

 

Avec le soutien de La DRAC Hauts-de-France • Le Conseil Régional des Hauts-de-France • Le Conseil Départemental de l’Oise • Le Conseil Départemental de l’Aisne • Le Fonds pour le Développement de la Vie Associative • Le Jeune Théâtre National – Paris • La SPEDIDAM • L’Oiseau Mouche – Roubaix • Label Impact 2024

 

Le 20 Novembre

 

Le 20 novembre 2006, Sebastian Bosse ouvrait le feu sur les élèves et les professeurs de son ancien collège d’Emsdetten en Allemagne puis se donnait la mort. La nuit précédente, il avait publié sur le Net ses carnets intimes qui cherchaient à justifier son acte. De ce fait divers qui fit à l’époque neuf blessés, Lars Norén écrit le monologue de cet anti-héros qui nous plonge « une heure vingt très précisément » avant les évènements et met à jour notre part de responsabilité collective dans ces actes de barbarie.

 

Le spectacle est joué en direct via le réseau social Instagram. Le comédien joue le texte depuis son propre domicile et les spectateurs assistent donc à la représentation par écrans interposés. Lors des séances scolaires, une discussion a ensuite lieu entre l’équipe artistique et les élèves autour des questions du harcèlement scolaire, du rapport aux médias – et plus particulièrement des réseaux sociaux.


Là, vous allez me regarder
Et vous souvenir de moi
Silence
Pour l’instant il y en a pas beaucoup qui me connaissent
Mais aujourd’hui je vais vous montrer
Je vais vous montrer
Je veux que mon visage soit gravé dans vos crânes
Je veux plus fuir

Lars Norén

 


Une coproduction Diptyque Théâtre et La Manekine – scène intermédiaire des Hauts-de-France, Le Palace – service culturel de Montataire, Le Théâtre de l’Aventure à Hem, La Scène Europe de Saint-Quentin, La Maison des Arts et des Loisirs de Laon

Avec le soutien du Collectif Jeune Public des Hauts-de-France, Conseil départemental de l’Oise, du Conseil Régional des Hauts-de-France, de la DRAC Hauts-de-France

 

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la Résidence Longue de Territoire de la compagnie Diptyque Théâtre à La Manekine – scène intermédiaire des Hauts-de-France.

Je m’appelle Alice ou La parole des petites filles

Les deux sœurs Céline et Mona ont beau être adultes, elles n’arrivent pas à se faire entendre comme elles le voudraient. Les voici projetées dans un jardin merveilleux dans lequel une voix se fait entendre : elle provient d’une fleur qui parle avec la voix d’une petite fille d’aujourd’hui. Grâce à elle, elles vont revisiter leurs histoires d’anciennes petites filles pour qui il n’a pas toujours été facile de prendre la parole. Sur leur chemin elles croiseront d’autres fleurs qui parlent. De fleur en fleur, des mots des petites filles à leurs propres mots, elles uniront leurs forces pour faire entendre toutes ces voix.

Inspiré de l’univers d’Alice au pays des merveilles, Je m’appelle Alice ou La parole des petites filles a été écrit à partir de nos enfances, mais aussi à partir de celles des petites filles entre 7 et 12 ans que nous avons rencontrées pendant deux ans lors de goûters où l’on se parlait beaucoup. Merci à toutes ces Alice !


NYMPHEA, à Céline : J’veux pas que pas que mes parents voient que je suis triste, parce que déjà ils ont beaucoup de travail avec mes autres frères et sœurs et dès qu’ils sont tristes, eux aussi ils sont tristes avec eux mais ils le montrent pas, donc moi aussi j’veux pas le montrer.

CÉLINE, depuis l’intérieur de Nymphéa : Oh ! Alors toi, tu es comme moi, toujours plus adulte que les adultes…

NYMPHEA : Et le soir à la table j’essaie de parler mais c’est toujours à mon frère ou ma sœur de raconter sa journée. A moi on pose pas la question.

CÉLINE, toujours depuis l’intérieur de Nymphéa, à elle-même : “A moi on me pose pas la question”… ! C’est vrai ça, on ne me pose jamais de questions ! Y a des gens qui ne posent jamais de questions ! Vas-y pose moi une question steuplaît ? Est-ce que pour une fois on va s’assoir là et discuter ? Pas des ptits bla bla par ci, par là, hein. Pas se poser des questions débiles pour faire semblant qu’on est une famille, mais de vraies questions. Vas-y pose moi une question steuplaît ? Si les questions m’avaient été posées, j’aurais gagné des mots, je m’y serais accrochée comme jamais. Moi ok j’arrive pas à aller au bout d’une phrase mais j’écoute, j’écoute de toutes mes oreilles, mes oreilles elles sont plus fortes pour parler que ma bouche, c’est comme ça !

Céline Clergé et Mona El Yafi


Une coproduction Diptyque Théâtre et La Manekine – scène intermédiaire des Hauts-de-France, Le Théâtre de l’Aventure à Hem, La Scène Europe de Saint-Quentin, La Maison des Arts et des Loisirs de Laon, Le Palace – service culturel de Montataire

 

Avec le soutien de la DRAC Hauts-de-France, du Conseil Régional des Hauts-de-France, du Conseil départemental de l’Oise, et du Collectif Jeune Public des Hauts-de-France (Lauréat 2019)

 

En partenariat avec La Manekine – scène intermédiaire des Hauts-de-France, le Théâtre de l’Aventure à Hem, la Scène Europe de Saint-Quentin, la Maison des Arts et des Loisirs de Laon, le Théâtre Paris-Villette, les Studios de Virecourt, Le Palace – service culturel de Montataire, le Théâtre Massenet de Lille, la Maison du Théâtre d’Amiens

 

Aveux

SPECTACLE TOUT PUBLIC à partir de 11 ans

 

Une femme est retrouvée morte, calcinée. Après des mois d’enquête infructueuse, la belle-fille de la défunte, donne rendez-vous à la commissaire chargée d’enquêter sur ce meurtre et s’accuse de ce crime dont personne ne la soupçonne. Mais ses aveux se révèlent vite incomplets. Or, dans cette affaire sans témoins, sans ADN et sans arme du crime, seuls des aveux complets peuvent clore les interrogations. Il faut que Lénaïk avoue ! Cette injonction devient alors une obsession pour la commissaire chargée de l’enquête, et tout recommence.

Aveux est une enquête à entrées multiples : enquête sur un meurtre d’après un fait divers contemporain, mais aussi enquête intérieure sur ce qui se produit en soi quand on « passe aux aveux », ou qu’on brûle d’en obtenir.

 


 

LENAÏK KARVELEC, à elle-même : Quand j’étais enfant et qu’on m’accusait alors que j’avais rien fait, plus je me défendais, plus c’est comme si j’hurlais « C’est moi qui l’ai fait ». Le fil rouge et le fil vert doivent pas être bien branchés chez moi, c’est tout à l’envers. J’ai la boule au ventre. J’ai trop peur que ça sonne faux. Je sais que si ça sonne faux, il faudra redire autrement ou mentir. Et si je mens, la cage de mot et moi, moi et la cage de mots. Trouvons la formule. J’ai « l’art de la formule » disait maman.


Mona El Yafi


 

Une coproduction Diptyque Théâtre, La Manekine – scène intermédiaire des Hauts de France, Le Palace – service culturel de la ville de Montataire

 

Avec le soutien de La DRAC – Plan de relance, le Conseil Régional des Hauts-de-France, le Conseil Départemental de l’Oise, SPEDIDAM (Aide à la création d’une bande originale), SPEDIDAM (Aide au spectacle dramatique)

 

En partenariat avec La Manekine – scène intermédiaire des Hauts de France, Le Palace – service culturel de la ville de Montataire, la Scène-Europe de Saint-Quentin, le Théâtre Municipal Berthelot-Jean Guerrin, La Faïencerie – scène conventionnée des Hauts-de-France, la Maison du théâtre d’Amiens – scène conventionnée des Hauts-de-France.

Texte lauréat du Prix Jean Guerrin pour les écritures contemporaines

Desirium Tremens

SPECTACLE TOUT PUBLIC

 

À l’origine était un individu, le magma. Cet être parfait se suffisait à lui-même et existait avant la société, avant le travail organisé par celle-ci, dans un temps où la nature n’était pas encore transformée par l’action. Comme l’androgyne d’Aristophane, il était à la fois un et plusieurs et ne manquait absolument de rien.
L’idée même du désir n’avait aucun sens : il était parfaitement heureux. Mais un jour, cet équilibre fut rompu : le désir de faire était né.
Et voilà que l’être parfait se scinde en trois corps, qui se mettent à travailler, travailler, travailler au nom d’un désir devenu fou, brûlant et obsédant.
En basculant dans le « monde du travail », ils devront alors franchir bien des obstacles, jusqu’à l’épreuve du feu.


ACHILLE MALTESE : Le rêve secouait ses ailes
soudain toute mon existence faisait de même
Beauté.
Puis
fini
no money.

J’ai vu à mes pieds le cadavre du rêve
cadavre de moineau
puis cadavre de plus rien
rien du tout
rien du tout du tout.
Mon corps soumis
à vos contraintes
mon corps forgé
ne forgeant plus.

Mona El Yafi


Une coproduction Diptyque Théâtre et La Manekine – scène intermédiaire des Hauts-de-France.
Avec le soutien de la DRAC Hauts-de-France, du Conseil Régional des Hauts-de-France, du Conseil départemental de l’Oise, de la SPEDIDAM.
En partenariat avec Le CentQuatre, Le Théâtre Paris-Villette, La Maison des Métallos, L’Échangeur – CDCN de Hauts-de-France, Le CAL de Clermont – centre d’animation et de loisirs, Comme Vous Émoi- Montreuil.